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Je suis à sec



Je n’arrive pas à dire combien tout est dur.
Je suis à sec depuis 2 mois. Je survie. Je tiens en apparence mais en réalité, je suis au très fond de ma réserve.
Je suis au minimum vital.
Je n’assire qu’à dormir.
La mémoire traumatique est là. Je suis vidée, déchirée par l’énergie qu’il me fait libérer pour juste tenir au quotient et aux flux et reflux des traumatisme.
Il faut de l’énergie pour une respiration qui ne grille pas mon énergie. Il me faut une concentration pour ne pas exiger de mes enfants une vie miltaire pour que le quotidien fonctionne sans question. Je n’ai pas la force des question
« Qu’est-ce qu’on mange ? » : Pourquoi tant de quesiton violente ? Pourtant, elle vous semble a 3 cents. Mais, il me fait mettre tout ce qui m’aide a fonctionner en sommeil pour y répondre.
Il me faut du silence.
Ne me demandé pas de montré combien j’aime mes enfants, c’est du trop.
Tout est de trop.
La nuit est de plomb.
La journée est une épreuve.
Il me faut toute mes cuillères pour garder mon calme.
Pourquoi si peu ? Mes études sont qu’une faible cause. Il y a une sage-femme dont j’ai appris la condamnation pour acte pédo-criminel. Il fut mon soignant et il y a tout ce que je ne dirais pas. Mais j’en ai sous-estimé les traumatismes de 5 années.
Mon père m’a brisé en morceau.
Il y a eu P.
Deux violeurs. Un pédophile.
L’accumulation.
Puis il y a eu ce que je ne dis pas.
Je dois faire du fonctionnement point final.
Je suis à sec.
Laissez-moi dormir, intégrer, oublier, fuir. Je suis à sec et j’ai besoin de tenir. Et je n’arrive qu’à penser « tu dois tenir » et non étudier ce dernier examen.

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